L'arbre de la mutualité

Ry
L'arbre de la mutualité
Type d'usage : Patrimoine culturel
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Le village de Ry, en Seine-Maritime au nord-est de Rouen, est l’incarnation de l’œuvre à la renommée internationale de Gustave Flaubert, Madame Bovary. Néanmoins, toujours autour de cette œuvre, c’est une nouvelle figure qui émerge avec l’attribution du Label Patrimoine Rural 2025 de la Seine-Maritime pour « L’Arbre de la Mutualité ». Le personnage du pharmacien progressiste de Flaubert, Monsieur Homais, n’est autre que le Docteur Adolphe Jouanne qui au travers des théories de Fourier va être le précurseur des mutuelles et de la Sécurité Sociale.
C’est un patrimoine rare, un tilleul, de 10 à 11 mètres de haut, planté en bordure de la rivière du Crevon à proximité de la Place Flaubert, le long de la Grand'Rue . Il est la "mémoire vivante" des institutions sociales au XIXème siècle. Ce symbole végétal est entouré d’un ouvrage en fer forgé à volutes avec une plaque commémorative. Elle rappelle son implantation en 1906 pour le cinquantième anniversaire de la « Société de Secours Mutuels » et « l’Unité Fraternelle de Ry » en 1856 par Adolphe Jouanne, pharmacien et personnalité locale, acteur social et élu municipal. C’est donc bien le rappel de cette histoire unique de solidarité, au cœur de la Normandie, que la commune de Ry met en valeur et que le label du Patrimoine Rural de la Seine-Maritime récompense.
Cet arbre a son pendant avec la Maison Rurale, située à l’extrémité du bourg, qui est une sorte de « phalanstère » pour enfant. En effet, dès 1833 Charles Fourier devient un avant-gardiste de l’aide sociale au classe laborieuse avec la création d’un « Phalanstère » pour loger, aider et former des familles. Il rassemble autour de lui de nombreux militants appelés les fouriéristes dont le normand Adolphe Jouanne, étudiant en pharmacie et fils de Guillaume Jouanne pharmacien à Ry. Devenu docteur, il reprend la pharmacie familiale, et fonde, en 1855, une société de secours mutuel pour la maladie et la vieillesse, l'Unité fraternelle dite « Société d'émulation chrétienne », ouverte aux hommes, aux femmes et aux enfants. Il complète ensuite ce premier projet par une caisse de prévoyance, une coopérative de consommation et d'approvisionnement économique.
En 1862, son projet s’élargit avec une « Maison rurale ou coopérative » où l’idée d’un « jardin d’enfants » se propose de former les enfants au travail par un programme récréatif et instructif. De 1864 à 1876, son institution se met en place par l’acquisition d’un terrain et la construction d’un bâtiment de deux étages. Devant le peu de succès de ce phalanstère, le projet devient un lieu d’accueil de l’assistance publique qui finira par être fermée en 1886.
Les lieux, devenus vacants, seront alors transformés un moment en gendarmerie.
Aujourd’hui, grâce à l’action de la commune de Ry, ce bâtiment mémoire des solidarités passées conserve des fonctions sociales et sert de logements et de locaux associatifs.
C’est un patrimoine rare, un tilleul, de 10 à 11 mètres de haut, planté en bordure de la rivière du Crevon à proximité de la Place Flaubert, le long de la Grand'Rue . Il est la "mémoire vivante" des institutions sociales au XIXème siècle. Ce symbole végétal est entouré d’un ouvrage en fer forgé à volutes avec une plaque commémorative. Elle rappelle son implantation en 1906 pour le cinquantième anniversaire de la « Société de Secours Mutuels » et « l’Unité Fraternelle de Ry » en 1856 par Adolphe Jouanne, pharmacien et personnalité locale, acteur social et élu municipal. C’est donc bien le rappel de cette histoire unique de solidarité, au cœur de la Normandie, que la commune de Ry met en valeur et que le label du Patrimoine Rural de la Seine-Maritime récompense.
Cet arbre a son pendant avec la Maison Rurale, située à l’extrémité du bourg, qui est une sorte de « phalanstère » pour enfant. En effet, dès 1833 Charles Fourier devient un avant-gardiste de l’aide sociale au classe laborieuse avec la création d’un « Phalanstère » pour loger, aider et former des familles. Il rassemble autour de lui de nombreux militants appelés les fouriéristes dont le normand Adolphe Jouanne, étudiant en pharmacie et fils de Guillaume Jouanne pharmacien à Ry. Devenu docteur, il reprend la pharmacie familiale, et fonde, en 1855, une société de secours mutuel pour la maladie et la vieillesse, l'Unité fraternelle dite « Société d'émulation chrétienne », ouverte aux hommes, aux femmes et aux enfants. Il complète ensuite ce premier projet par une caisse de prévoyance, une coopérative de consommation et d'approvisionnement économique.
En 1862, son projet s’élargit avec une « Maison rurale ou coopérative » où l’idée d’un « jardin d’enfants » se propose de former les enfants au travail par un programme récréatif et instructif. De 1864 à 1876, son institution se met en place par l’acquisition d’un terrain et la construction d’un bâtiment de deux étages. Devant le peu de succès de ce phalanstère, le projet devient un lieu d’accueil de l’assistance publique qui finira par être fermée en 1886.
Les lieux, devenus vacants, seront alors transformés un moment en gendarmerie.
Aujourd’hui, grâce à l’action de la commune de Ry, ce bâtiment mémoire des solidarités passées conserve des fonctions sociales et sert de logements et de locaux associatifs.
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Adresse :
Grand'Rue - à côté de la Place Flaubert
76116 RY
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